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Les Zones Humides en Algérie

INTRODUCTION

La position géographique de l'Algérie, sa configuration physique et la diversité de son climat lui confèrent une importante richesse de zones humides.

Sa configuration physique s'est traduite globalement par une zonation latitudinale caractérisée par l'existence de plusieurs types de climats sur lesquelles l'influence méditerranéenne s'atténue au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la mer.

Cette diversité de climat a engendré une grande diversité d'écosystèmes de zones humides.

Ainsi dans la partie nord-est de l'Algérie, la plus arrosée, renferme un complexe lacustre particulièrement important, le complexe d'El Kala.

La frange nord-ouest soumise à un régime pluviométrique moins important se caractérise surtout par des plans d'eau salée tels que ; les marais de la Macta, et la sebkha d'oran.

Dans les hautes plaines steppiques on rencontre principalement des chotts et des sebkhas. Ce Sont des lacs continentaux salés de très faible profondeur qui se sont formés au pléistocène et s'étendent sur de très grandes superficies en millions de km carré, tel que chott El Hodna, chott chergui et chott Melghir.

Le Sahara renferme de nombreuses zones humides artificielles : les oasis, créées totalement par l'homme grâce à son génie hydraulique, c'est l'oasien qui a profité des ressources aquifères souterraines dans un milieu très aride pour créer des petits paradis d'ombre et de verdure.

Les massifs montagneux de l'Ahaggar et du Tassili renferment dans leur réseau hydrographique de nombreuses zones humides permanentes appelées Guelta qui témoignent encore d'une période humide du sahara.

TYPOLOGIE DES ZONES HUMIDES EN ALGERIE

Forêts marécageuses « Aulnaies »

Forêt naturelle d'aulne (arbre des terrains humides) se développant dans le lit majeur d'un cours d'eau important adaptée à son régime.

Barrages

Ouvrage disposé en travers d'un cours d'eau pour créer une retenue ou exhausser (rendre plus haut) le niveau amont.

Cours d'eau

Terme très général qui désigne à la fois la voie empruntée par un écoulement d'eau naturelle et cet écoulement lui-même. Selon son importance et son régime, les cours d'eau prend le nom de fleuve, de rivière, de ruisseau…

Chott

Lac salé, c'est une cuvette endoréique fermée de faible profondeur, située à l'intérieur des terres. Il comprend une ceinture de végétation à base de plantes supportant différents taux de salinité (salsolacées), et au centre, un plan d'eau de forte à très forte salinité appelé sebkha.

Cascades

Chute d'eau, succession étagée de chutes d'eau, l'eau tombe en cascade de plusieurs dizaines de mettre de hauteur.

Daya

Plan d'eau généralement sale de faible profondeur, pourvu d'une végétation aux alentours de ses rives seulement, elle est alimentée par la remontée de la nappe et par les eaux de pluie.

Dune 

Butte, colline de sable fin formée par le vent sur le bord des mers (dunes maritimes).

Embouchure

Dispositif naturel par lequel un cours d'eau (fleuve ou rivière) se jette dans la mer ou dans une autre nappe d'eau importante.

Etang

Etendue d'eau stagnante naturelle ou artificielle retenue dans une cuvette à fond imperméable, moins vaste, moins profonde qu'un lac, en général plus grande et mieux contrôlée qu'une mare. L'étang est le plus souvent alimenté par les eaux pluviales des crus et des ruisseaux ou des fossés de drainage, plus rarement par une source.

Estuaire

Echancrure du littoral, que la marée laisse à découvert en se retirant.

Embouchure d'un cours d'eau dont le bras unique s'élargit en général d'amont vers l'aval au fur et a mesure que l'on rejoint son extrémité.

Falaises marines

Cote abrupte et très élevée, dont la formation est due au travail de sape de la mer à la base d'une couche cohérente horizontale ou peu inclinée.

Garaa

Petit plan d'eau (au Sud)

Guelta

Sont spécifiques aux régions montagneuses du Sahara, cours d'eau qui s'enfonce dans la roche (résurgence d'eau) créant un vase canyon de plusieurs kilomètre de longueur, mais quelque mètre de largeur, permanente, elle est alimentée par des sources qui fusent de la roche et en temps de pluie par les crues.

Iles et Ilots

Ile : espace de terre entourée d'eau d'un océan, d'une mer, d'un lac, ou d'un cour d'eau de tout coté

Ilots : Petite île

Lacs 

Grande étendue d'eau douce plus rarement d'eau salée, située à l'intérieur des terres, il possède un point central plus bas, reliée ou non à un réseau hydrographique. L'origine peut être naturelle  « Tectonique, Volcanique, Karstique, Glaciaire », ou artificielle, résultant de l'aménagement et de la régulation du réseau hydrographique a des fins diverses.

Lagune

Etendu d'eau généralement peu profonde, saumâtre à salée en fonction des liaisons directes avec la mer, alimenté par les eaux de la mer et de ruissellement, séparé de la mer par une bande de terre (sable/cordon littoral).

Mares

Petites nappe d'eau douce ou saumâtre, peu profonde, à caractère temporaire, rarement permanent, qui stagne dans une dépression naturelle ou artificielle aux contours imprécis.

Marais, Marécages

Terrain, en général bas-fond, détrempé, voire couverte en permanence par des eaux stagnantes peu profondes, envahi par la végétation aquatique. Un Tel milieu est également appelé Marécage.

Oued

Cours d'eau saisonnier des régions d'Afrique du Nord.

Oasis

Zones humide artificielle, c'est un complexe humide crée par l'homme et comprenant : organisation sociale (système ingénieux d'amenée l'eau foggara) et sa kasria qui distribue équitablement l'eau – Ksar - un Artisanat - Agriculture irriguée basée sur la culture de palmier.

Ogla 

Cuvette temporaire, elle est rare car elle s'assèche.

Plaine d'inondation

Plaine susceptible d'être régulièrement envahie par des crues, située dans le lit majeur d'un cours d'eau

Prairies humides

Formation végétale herbacée, fermée et dense, où dominent les graminées mésophiles (dont les besoins en eau, dans le sol, et en humidité atmosphérique sont modérés) et dans ce cas hygrophiles.

Salines

Marais salant

Sebkha

Région plate ou cuvette généralement inondable, quelquefois située en dessous du niveau moyen de la mer, couverte d'une croûte saline qui interdit l'installation de la végétation et dont les rives sont mangées par le sel.

Sont des lacs salés temporaire en Afrique du Nord.

Source 

Point d'émergence des eaux souterraines à la surface du sol.

Sources d'eau Chaude

Zones humides géothermiques

Seguia

Petit cours d'eau douce

Tourbière

Formation végétale hygrophile se développant soit dans des creux inondés (tourbières basses), soit sur les versants en pays très pluvieux (tourbières haute), dans laquelle prédominent certaines espèces de mousses et de Phanérogames et dont la partie inférieur : la tourbe, est constituée par une accumulation de matière organique en voie de décomposition.

 

 

 

Cohérence, rationalité
PRÉSERVATION DES ÉCOSYSTÈMES

Préface de la quatrième édition de l'atlas des zones humides Algériennes d'importance internationales

Dr. Saïd BARKAT
Ministre de l’Agriculture
et du Développement Durable

LES OASIS ACQUIÈRENT
UN STATUT INTERNATIONAL

Préface de la quatrième édition de l'atlas des zones humides Algériennes d'importance internationales

LUC HOFFMAN
Président de la Fondation de la MAVA et vice-président émérite du fonds Mondial pour la Nature (WWF)

Préface de la troisième édition de l'atlas des zones humides Algériennes d'importance internationales

DELMAR BLASCO
Secrétaire général sortant de la convention Ramsar

Typologie des zones humides en Algérie

Inventaire des zone humides d'Algérie (2006)

TABLEAU DE SYNTHESE : Répartition par types de zones humides

Définition d'une zone humide au sens de la convention de Ramsar 

 

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